Spécialité cardiologique : Rythmologie

Cette spécialité de la cardiologie prend en charge le diagnostic et le traitement des maladies du rythme cardiaque se traduisant par les palpitations, les malaises ou syncopes et l’insuffisance cardiaque.

L’Unité de Rythmologie Interventionnelle et de la Syncope de la clinique St Pierre est opérationnelle pour cela.

L’ensemble des interventions actuellement connues qui permettent de traiter les troubles du rythme cardiaques y sont pratiquées.

Cette unité fonctionne grâce à la collaboration active des équipes des Urgentistes (24h/24), des Anesthésistes et des Rythmologues.

Les cardiologues intervenants dans la clinique (au niveau de l’échographie cardiaque, des épreuves d’efforts), radiologues, angiologues, neurologues prennent une part active à cette collaboration interne.

Une consultation spécialisée dédiée à la Rythmologie est mise en place depuis de nombreuses années pour répondre aux besoins des patients et des confrères cardiologues (notamment le suivi des défibrillateurs ventriculaires).

Cette consultation est un lieu de discussion et de décision du traitement à réaliser au vue du dossier du patient. Elle permet de s’entretenir directement avec les patients et proposer des examens à pratiquer si nécessaire ainsi que de préparer le patient à telle ou telle intervention (en discutant des résultats, des risques, des examens préalables, prise de rendez vous en consultation d’anesthésie, etc…)

Les différentes interventions pratiquées

Qu’est ce qu’un Choc Electrique ?

Le Choc Electrique externe est destiné à arrêter une fibrillation auriculaire (trouble du rythme) d’apparition récente et ne s’arrêtant pas spontanément. Une anesthésie générale très brève (de 3 à 5 minutes) est pratiquée et le choc est réalisé au moyen de deux électrodes collées sur le thorax.

Le choc est indolore, quasiment toujours efficace, mais l’arythmie peut rechuter, parfois peu de temps après, cela, malgré les traitements anti arythmiques. Le seul risque important du choc est la possibilité d’embolie, en particulier cérébrale. C’est pourquoi il est toujours pratiqué sous traitement anticoagulant efficace depuis 4 semaines, et est précédé au cours de la même anesthésie d’une échographie transoesophagienne pour vérifier l’absence de caillot dans l’oreillette en cas d’anticoagulation trop récente.

Que faire en cas de syncope ?

Le bilan des SYNCOPES :

Leur prise en charge se fait au niveau du Service des Urgences disponible 24h/24 ou à la suite d’une consultation.

Tous les examens nécessaires au diagnostic de la cause des syncopes peuvent être réalisés à la clinique St Pierre (électrocardiogramme, épreuve d’effort, échocardiographie, holter rythmique, test d’inclinaison, exploration électrophysiologique, pose de Holter implantable, exploration vasculaire par écho doppler des vaisseaux du cou, scanner et IRM cérébral, etc…)

Une équipe pluridisciplinaire permet de prendre en charge en ambulatoire les patients: rythmologue, radiologue, neurologue, angiologue et psychologue.

Que faire en cas de palpitations ou de tachycardies ?

La prise en charge des TACHYCARDIES et des PALPITATIONS : peut se faire au niveau du Service des Urgences disponible 24h/24. Une consultation de Rythmologie est proposée au patient si nécessaire.

Tous les examens permettant de comprendre précisément les mécanismes peuvent être réalisés à la clinique St Pierre en particulier le holter rythmique et les explorations électrophysiologiques pouvant déboucher sur un traitement curatif des tachycardies.

Qu’est ce qu’un stimulateur cardiaque ou « pace maker » ?

Qu’est ce qu’un défibrillateur ventriculaire ?

Les stimulateurs cardiaques permettent de traiter les bradycardies soit d’éviter un ralentissement excessif du cœur. La bradycardie ou les pauses cardiaques sont responsables des malaises ou syncopes.

Les défibrillateurs ventriculaires implantables peuvent non seulement stimuler comme un pace maker mais aussi arrêter les troubles du rythme rapides mettant en danger la vie du malade (par stimulation rapide ou par choc électrique interne). Ils évitent ainsi la mort subite chez les cardiaques.

La mise en place de ces appareils se fait au cours d’une intervention chirurgicale pratiquée sous anesthésie locale: le praticien place dans une ou plusieurs veines des sondes (de une à trois) qui vont jusqu’aux cavités cardiaques et les relie à un boîtier métallique placé sous la peau, le plus souvent, en avant du muscle pectoral droit ou gauche. Pour les défibrillateurs, une courte anesthésie générale est pratiquée pour délivrer un choc électrique test. La durée de l’intervention est de l’ordre d’une demi heure à une heure, sauf pour les appareils triple chambre qui nécessitent la mise en place d’une troisième sonde pour stimuler le ventricule gauche en cas d’insuffisance cardiaque importante.

Certains stimulateurs (triple chambre et bi-ventriculaire) sont désormais indiqués de façon courante dans le traitement de l’insuffisance cardiaque, lorsque certaines conditions sont présentes (dysfonctionnement électrique cardiaque aggravant l’insuffisance cardiaque, traitement médical dépassé).

Le risque principal est l’infection nosocomiale, c’est pourquoi le nettoyage de la peau au préalable, ainsi que la stérilité absolue au bloc opératoire sont indispensables.

L’implantation des défibrillateurs et des stimulateurs triple chambre est soumise à l’autorisation des Agences Régionales d’Hospitalisation. La clinique St Pierre est l’un des deux établissements privés autorisés dans la région Languedoc Roussillon et le premier des Pyrénées Orientales depuis 2005.

Qu’est ce qu’une exploration électrophysiologique ?

Qu’est ce qu’une Ablation de tachycardie par radiofréquence ?

L’exploration électrophysiologique permet l’enregistrement des signaux intra cardiaques et ainsi la compréhension des mécanismes des syncopes et des tachycardies. L’exploration électrophysiologique (du faisceau de His) est un examen bref (10 à 20 minutes) pratiqué sous anesthésie locale. Les cathéters (en général deux) sont introduits par la veine fémorale et vont permettre d’enregistrer le faisceau de His, d’étudier la fonction de l’oreillette. Des manœuvres de stimulation sont aussi pratiquées pour rechercher le mécanisme des tachycardies

L’Ablation par Radiofréquence des troubles du rythme rapides est une technique efficace et permet un traitement curatif (définitif). La radiofréquence est l’énergie utilisée dans le bistouri électrique des chirurgiens. Elle est ici utilisée pour traiter les tachycardies avec une intensité très inférieure à celle du bistouri. Les cathéters sont introduits par la veine fémorale. En cas d’ablation dans le cœur gauche, il peut être nécessaire de ponctionner l’artère fémorale. L’ablation consiste à délivrer un courant électrique de radiofréquence sur le tissu cardiaque responsable du trouble du rythme.

Au préalable, il est donc nécessaire de pratiquer une exploration électrophysiologique.

Dans tous les cas, cette exploration et l’ablation par radiofréquence sont réalisées, dans notre centre, au cours de la même séance pour éviter au patient une nouvelle ponction.

Le risque de ces véritables « interventions à coeur fermé », est très variable en fonction de la localisation du trouble du rythme à traiter, et sera expliqué directement par le praticien responsable au patient au cas par cas en consultation de Rythmologie. Très schématiquement, les risques sont minimes au cours d’une ablation portant sur l’oreillette droite, comme l’ablation de flutter auriculaire : il s’agit essentiellement du risque d’hématome de l’aine, et beaucoup plus rarement d’épanchement péricardique (autour du coeur). Dans les ablations des tachycardies jonctionnelles de type Bouveret, le risque est celui de lésion du système de conduction intracardiaque, pouvant au pire, nécessiter la mise en place ultérieure d’un stimulateur. Ce risque est fonction de la localisation précise de l’anomalie à traiter et il est en général très faible inférieur à 1%.

L’intervention d’Ablation est également faite sous locale, avec éventuellement injection de médicaments antalgiques par l’anesthésiste, et est un peu plus longue (environ 1 heure) hormis pour l’ablation du flutter qui ne dure guère plus de 30 minutes. C’est dans l’ablation de l’oreillette gauche et des veines pulmonaires, pratiquée pour traiter la fibrillation auriculaire (FA), que les risques de l’intervention sont les plus importants. Il est en effet nécessaire de faire un cathétérisme transeptal en piquant la cloison entre les deux oreillettes avec une longue aiguille pour pénétrer dans la cavité cardiaque concernée. Pour cette intervention prolongée, le risque d’hémopéricarde (épanchement autour du coeur nécessitant son évacuation) est de 1%, d’accident vasculaire cérébral de 1%, de sténose des veines pulmonaires de moins de 0.5% et de brulures de l’œsophage (rare). Là encore, ces risques sont variables d’un patient à l’autre en fonction des détails de l’intervention effectuée.

Tous les systèmes de CARTOGRAPHIE 3 D modernes (système CARTO BIOSENSE et système NAV X INSITE) sont disponibles à la clinique St Pierre et utilisés notamment dans le traitement de la FA.

Ces ablations et les systèmes de Cartographie font appel à des technologies d’imagerie cardiaque comme le scanner ou l’IRM cardiaque en évolution constante.

Association

Coeur et Santé APODEC 

L’APODEC Association de POrteurs de DEfibrillateurs Cardiaques, se veut être une « chaîne de solidarité entre patients présents et à venir présentant des troubles du rythme à haut risque ». Partage de vécu et témoignages, entraides, défenses de ses membres à titre collectif ou individuel, demande d’informations médicales et sociales auprès de professionnels, participations à la prévention et lutte par tous les moyens contre la mort subite constituent les moteurs de l’association.

  • En savoir plus : www.apodec.fr/